Raiponce (1ère partie)

Consigne
Lis le conte de Jacob & Wilhelm Grimm. Tu peux le lire à l'écran ou demander à un adulte si tu peux l'imprimer. Ensuite, choisis la ou les bonne(s) réponse(s) pour chaque question. Les questions sont présentées dans l'ordre chronologique. Tu peux parcourir le texte pour répondre.
Si tu dois écrire la réponse, ne tape que le mot qui correspond. Tu peux t'aider d'un dictionnaire et d'un Bescherelle. Après deux essais, si tu ne trouves pas la réponse tout seul, on te fera des propositions.
Lorsque tu as terminé, clique sur «exercice suivant» pour lire la suite de ce conte.

Titre: Raiponce (première partie)
Auteur: Jacob & Wilhelm Grimm
Source: http://fr.wikisource.org/wiki/Raiponce
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Fiche de l'enseignant

Raiponce

Il était une fois un mari et son épouse, qui souhaitaient depuis longtemps avoir un enfant. Un jour enfin, la femme caressa l’espoir que le Bon Dieu exaucerait ses vœux.
Ces gens avaient à l’arrière de leur maison, une petite fenêtre depuis laquelle ils pouvaient apercevoir un splendide jardin où poussaient les plus belles fleurs et les meilleures simples ; mais il était entouré d’un haut mur et personne ne s’y risquait car il appartenait à une puissante magicienne que tous craignaient.

Un jour, la femme se tenait devant la fenêtre et regardait dans le jardin. Là elle y vit une plate-bande où poussaient de belles raiponces qui paraissaient si fraîches et vertes qu’elle eut une grande envie d’en manger.
L’envie grandissait chaque jour et comme elle savait qu’elle ne pourrait pas en avoir, elle dépérissait, pâlissait et prenait un air de plus en plus misérable.
Alors le mari prit peur et demanda :
- Que te manque-t-il ma chère épouse ?
- Hélas, répondit-elle, si je ne peux manger de ces raiponces du jardin derrière notre maison, alors je mourrai.
L’homme qui aimait sa femme pensa : « Eh, laisseras-tu ton épouse mourir ? Vas lui chercher des raiponces quoiqu’il put t’en coûter. »

Lorsque le crépuscule fut arrivé, il escalada le mur du jardin de la magicienne, cueillit rapidement une pleine poignée de raiponces et les rapporta à son épouse. Elle s’en fit aussitôt une salade et la mangea d’un coup avidement. Elles lui plurent tant que le jour suivant qu’elle en eut encore trois fois plus envie. Pour la calmer, l’homme dut encore une fois escalader le mur du jardin. Il le fit à nouveau au crépuscule. Mais tandis qu’il grimpait au mur il fut brusquement effrayé car il aperçut la magicienne qui se tenait devant lui.
- Comment peux-tu te risquer, dit-elle avec un regard plein de courroux, à pénétrer dans mon jardin et me voler mes raiponces comme un brigand ? Tu vas être puni !
- Hélas, répondit-il, faites moi grâce et justice. Je ne l’ai fait que par nécessité. Mon épouse a vu vos raiponce depuis notre fenêtre et en conçut une telle envie qu’elle en serait morte si elle n’avait pas pu en manger.
La magicienne laissa alors tomber son courroux et lui dit :
- Prends-en autant que tu voudras, j’y mets seulement une condition : Tu dois me donner l’enfant que ta femme mettra au monde. Il sera bien traité et je m’en occuperai comme une mère.
L’homme par peur acquiesça à tout, et lorsque après quelques semaines sa femme accoucha apparut immédiatement la magicienne, qui donna le nom de Raiponce à l’enfant et l’emmena avec elle.

Raiponce devint la plus belle enfant qui soit. Lorsqu’elle eut douze ans, la magicienne l’enferma dans une tour qui se dressait dans une forêt et qui ne possédait ni escalier ni porte ; seul tout en haut, s’ouvrait une petite fenêtre.
Quand la magicienne voulait entrer, elle se tenait au bas et appelait : « Raiponce, Raiponce, dénoue et lance vers moi tes cheveux ! ». Raiponce avait de longs et splendides cheveux fins et filés comme de l’or. Lorsque la voix de la magicienne lui parvenait, elle dénouait ses nattes les passaient autour d’un crochet de la fenêtre et les laissait tomber vingt pieds plus bas. Ainsi grâce à ceux-ci la magicienne pouvait grimper dans la tour.